Gazette n°21 – COP24

Posted by on Déc 29, 2018 | 0 comments

Les Objectifs de la COP 24 (2 au 14 décembre en Pologne) :

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Les Conclusions de la COP 24 (2 au 15 décembre en Pologne) :

Les commentaires de nombreux observateurs de cette COP («Conférence Of Parties» dépendant de l’ONU,  dont les conclusions doivent être approuvées à l’unanimité des 197 pays participants) se regroupent autour de ce bilan : les pays «sont parvenus à s’entendre sur un texte final décevant par rapport aux objectifs qu’ils s’étaient fixés eux-mêmes en 2015 à Paris».

Seul point franchement positif : le «rulebook», soit un ensemble de règles du jeu pour faire fonctionner l’accord de Paris. En particulier, les règles de transparence qui indiquent la façon dont chaque pays devra rendre compte de ses progrès ont été adoptées.

Depuis cet accord de Paris (2015), au cours duquel les pays se sont «engagés» à limiter le réchauffement à 2° (et si possible, 1°5) à la fin du siècle par rapport à l’époque pré-industrielle,    les recherches menées montrent que le demi degré de plus entre ces deux objectifs a beaucoup plus de conséquences négatives qu’alors prévues. C’est ce qu’a expliqué le GIEC (Groupement d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) dans un rapport commandé par les Etats et publié en Octobre. La Conférence n’a pas souhaité « saluer » le contenu de cette publication mais… seulement le fait qu’elle ait été diffusée dans le temps imparti ! Ceci sous la pression de quatre pays pétroliers : Etats-Unis, Russie, Koweït et Arabie-Saoudite  «qui ne veut pas donner de légitimité à un rapport scientifique».

 

  • L’accord de Paris prévoyait que d’ici 2020, les pays signataires proposent de nouvelles « contributions nationales volontaires » (NDC en anglais) : seuls deux Etats ont revu ou promis de revoir : Les Iles Marshall et les Iles Fidji. (Rappelons que les « NDC » de l’accord de Paris mènent à un réchauffement de 3°2…).
  • Néanmoins, une soixantaine de pays ont créé la « coalition pour une ambition élevée » (high ambition coalition) qui regroupe les 47 pays les moins «développés» ainsi que l’Argentine, le Mexique, les Fidji et onze pays Européens dont l’Allemagne et la France.
  • La conclusion des travaux a été retardée (du vendredi 14 au samedi 15) par une dernière bataille déclenchée par le Brésil : Brasilia a réussi à repousser à la COP 25 (au Chili en 2019) les décisions sur l’application d’un article très complexe ayant trait au fonctionnement des mécanismes de marché, c’est-à-dire aux échanges d’émissions de CO2 qui permettent aux pays les moins pollueurs de revendre des quotas d’émissions «autorisées» à ceux qui en émettent le plus.
  • Autre échec : la référence aux droits humains comme boussole de l’action climatique a été supprimée du texte et la question des pertes et préjudices (les dommages irréversibles causés par les dérèglements climatiques) pourtant cruciale pour les pays les plus vulnérables, est réduite au strict minimum, selon l’ONG Care France.
  • Mais, point positif de ces COP : la société civile (les ONG) y est présente. Ainsi, l’un des discours les plus remarqués fut celui de la jeune Gréta Thunberg, qui à la tribune, lança au parterre d’officiels : « Vous n’êtes pas assez matures pour dire les choses telles qu’elles sont. Même ce fardeau que vous laissez à vos enfants».

Pour les observateurs, la conférence s’est donc achevée sur « le sentiment mitigé d’avoir sauvé le processus multilatéral mais sabordé les ambitions en terme de lutte contre le réchauffement ».

(Sources : Wikipédia, Médiapart, journaux  Le Monde et l’Humanité)                                     (Mise en page : p.s.)

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